Le peuple béninois fait face depuis le 6 avril 2016, à un régime d’iniquité, de frustration, de privations et de paupérisation accélérée qui fonde l’urgence pour les forces politiques et sociales de l’opposition, au plan national et international, d’agir conséquemment.
Cette dictature autocratique instaurée au Bénin met sérieusement à mal l’harmonie du système démocratique issu de la Conférence nationale des forces vives de la nation.
Face à ces mauvaises pratiques, les Béninois de la diaspora, organisés au sein de la Résistance dans la diaspora, entendent poursuivre leur contribution au combat pour la libération du Bénin, en vue d’une nouvelle manière de gérer les affaires de la cité sur la base des principales valeurs morales et politiques de référence que sont :
- Le respect de la Constitution du 11 décembre 1990
- La bonne gouvernance
- La primauté de l’intérêt de la nation sur les intérêts des clans et ceux des individus
- La pratique concrète et agissante de la solidarité nationale
C’est pour donner une réponse appropriée à cette situation d’urgence que la diaspora béninoise a décidé de mieux s’organiser pour faire face aux défis, en tant qu’un maillon pertinent et efficient capable de contribuer efficacement à restaurer les acquis de la Conférence des forces vives de la nation, afin de donner à notre pays toutes ses chances de développement économique et social.
1- La Résistance dans la diaspora est constituée par les partis politiques de l’opposition, organisations sociales et citoyennes, associations de défense des droits de l’homme, personnalités, patriotes et démocrates qui, partageant le constat de blocage du Bénin, dans la diversité de leur sensibilité, ont pris le ferme engagement de travailler dans l’unité, à la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin. Toute organisation politique ou sociale opposée à la gouvernance du régime dit de la Rupture peut adhérer à la Résistance dans la diaspora. Tout Béninois de la diaspora partageant le constat de blocage du Bénin, tout membre d’une organisation de la diaspora active sur les questions de droits humains, de démocratie, d’Etat de droit et de bonne gouvernance ou toute autre personne ressource identifiée comme telle peut adhérer aussi à la Résistance dans la diaspora. La Résistance dans la diaspora est le bras opérationnel du Collectif pour la Sauvegarde de la Démocratie au Bénin (CSDB).
2- Les objectifs de la Résistance dans la diaspora recouvrent un objectif global et des objectifs spécifiques entièrement en lien avec ceux poursuivis sur le sol national. En ce qui concerne l’objectif général, il s’agit de :
Contribuer au rétablissement de la démocratie et de l’Etat de droit
En ce qui concerne les objectifs spécifiques, il s’agit de :
- Informer, sensibiliser, organiser et mobiliser les Béninois de la diaspora et les amis du Bénin ;
- Informer et sensibiliser la communauté internationale (organisations internationales) et la presse internationale sur l’état réel de la nation béninoise afin qu’elle prenne la pleine mesure des dérives autoritaires en cours ;
- Défendre les Droits de l’Homme ;
- Contribuer au rétablissement des libertés d’expression, de manifestation, de réunion, d’association, d’information, de religion et de presse à travers des actions citoyennes ;
- Contribuer au rétablissement de l’indépendance de la justice et de toutes les autres institutions de la République ;
- Contribuer à la création des conditions requises pour l’organisation d’élections libres, transparentes, pacifiques et crédibles ;
- Promouvoir l’unité nationale, la paix, le progrès économique, social et culturel dans la perspective de l’édification d’une nation libre, unie, solidaire, prospère et compétitive ;
- Contribuer à la création des conditions favorables pour la tenue des Assises Nationales afin de redéfinir de nouvelles bases consensuelles de gouvernance du Bénin ;
5- Chaque section est dirigée par un bureau consensuel. Les responsabilités et le nombre de personnes qui le composent sont définis en fonction des réalités de chaque pays de résidence.
6- Les sections sont supervisées par la coordination générale, instance suprême de décision de la Résistance dans la diaspora. Les membres de la coordination générale et ceux des sections locales ont un mandat d’un an renouvelable à compter de la date de leur installation.
7- Toutes les décisions au sein des différentes instances de la Résistance dans la diaspora sont prises par consensus et à défaut à la majorité des ¾ des membres. Le quorum nécessaire à la validation des délibérations et des décisions est constitué de la majorité simple des membres (2/3). Si le quorum n’est pas atteint lors de la réunion, ladite réunion sera convoquée à nouveau dans un délai de trois jours. Cependant, dans les cas d’urgence, ce délai est ramené à 24 heures. Lors de la nouvelle réunion, une délibération valable pourra être faite par les membres présents.
8- La coordination générale et les sections choisissent en leur sein les moyens appropriés pour tenir leurs séances ordinaires et extraordinaires, entre les réunions physiques et téléphoniques. Les séances ordinaires sont fixées à deux fois par mois. Toutefois, des séances extraordinaires peuvent être convoquées à tout moment. Toutes les réunions, même extraordinaires, se tiennent suivant un ordre du jour fixé à l’avance. Cet ordre du jour doit figurer sur la convocation adressée aux participants à ladite réunion. Pour les réunions ordinaires, la convocation doit parvenir aux intéressés dans un délai de cinq (5) jours au moins à l’avance. Pour les réunions extraordinaires, ce délai est porté à 24 heures.
8- Les attributions de la coordination générale de la Résistance dans la diaspora sont, entre autres :
- Donner les directives et orientations aux sections locales ;
- Valider la composition des bureaux des sections locales ;
- Coordonner les actions des sections locales conformément au plan d’actions ;
- Approuver les rapports d’activités des sections locales ;
- Constituer le seul pont officiel entre la Résistance Nationale au Bénin et la diaspora.
9- Chaque mois, chaque section est tenue de dresser la liste de ses adhérents et le point de ses actions à la coordination générale.
10- Les ressources de la Résistance dans la diaspora proviennent :
- des droits d’adhésion ;
- des cotisations mensuelles ;
- des souscriptions volontaires ;
- des dons et legs.
11- Pour prendre part aux décisions au sein de la Résistance dans la diaspora, il faut être à jour de son droit d’adhésion fixé à 5 euros et de sa cotisation mensuelle fixée à 10 euros par adhérent. Le paiement régulier du droit d’adhésion et de la cotisation mensuelle donnent droit à une carte de membre de la Résistance Nationale dans la diaspora. La collecte des moyens financiers doit respecter la réglementation en vigueur dans chaque pays d’accueil.
12- Tout adhérent membre de la Résistance dans la diaspora doit veiller à :
- s’acquitter régulièrement de ses droits d’adhésion et de ses cotisations ;
- éviter toute entreprise de récupération des actions politiques et militantes de la Résistance à des fins partisanes ou égoïstes.
- La Résistance dans la diaspora qui se définit comme un creuset pour rassembler les Béninois de la diaspora ne doit être sous l’influence ou véhiculer les idées d’un parti politique, mouvement spirituel ou religieux.
13- Tout conflit devrait porter sur des problèmes spécifiques et non sur des personnes et se régler par le dialogue serein et constructif au sein des instances de la Résistance dans la diaspora.
14- La Résistance dans la diaspora fustige :
- Tout comportement contraire aux bonnes mœurs ;
- La commission ou la complicité de malversations, la corruption et l’enrichissement illicite ;
- Les clivages ;
- Les suspicions ;
- L’abandon de poste ;
- Les retards aux réunions ;
- La lenteur dans l’exécution des tâches prescrites ;
- Les commérages ;
- La fuite de responsabilité ;
- Les accusations sans preuves ;
- Les procès d’intention.
15- Le coordonnateur général de la Résistance dans la diaspora est responsable de l’animation politique et intellectuelle de la Résistance dans la diaspora. Il coordonne les activités de la Résistance dans la diaspora et veille à l’exécution des tâches prescrites et du bon fonctionnement des sections locales.
16- Les coordonnateurs adjoints assistent le titulaire et le suppléent dans ses fonctions en cas d’empêchement.
17- Le porte-parole, chargé des relations avec la Résistance Nationale au Bénin au sein de la coordination générale de la Résistance dans la diaspora exprime à la presse nationale et internationale, et donc à l’opinion publique, la position et l’opinion de la Résistance dans la diaspora sur les sujets d’actualité : défendre, expliquer, promouvoir l’action conduite par la Résistance dans la diaspora. Il porte dans le débat public, la voix de la Résistance dans la diaspora : il est appelé à s’exprimer régulièrement sur l’ensemble des domaines d’action et des sujets d’actualité. Il constitue le pont entre la diaspora au plan international et la Résistance Nationale au Bénin.
18- Les responsables en charge des pôles continentaux coordonnent les activités des sections locales sur leurs continents et constituent le pont entre les sections locales et la coordination générale.
19- Le délégué général de section est responsable de l’animation politique et intellectuelle de la Résistance dans sa juridiction de compétence. Il coordonne les activités de la Résistance dans le pays de résidence et veille à l’exécution des tâches prescrites et du bon fonctionnement de sa section.
20- Le secrétaire général de section s’occupe des travaux de secrétariat. Ses tâches tournent autour de la rédaction de rapports, des procès verbaux de réunions, bref de tout ce qui relève de l’administration. Il a aussi la responsabilité du standard téléphonique de la section locale et de la réception des courriers. Il participe de manière active à toute la vie de la section locale et diffuse des documents aux bons destinataires, aide à la préparation d’une circulaire, et beaucoup d’autres travaux de secrétariat.
21- Les Secrétaires à la communication et à l’information conçoivent, mettent en œuvre et évaluent les actions de communication interne ou externe de la Résistance dans leur juridiction de compétence. Ils gèrent à bon escient tout un panel de supports de communication : lettres, journaux, internet… Tous les moyens sont bons pour toucher l’opinion internationale (Regrouper, classifier et diffuser l’information). Ils coordonnent les relations de la Résistance dans leur juridiction de compétence avec la presse et les médias. Ils appliquent et coordonnent la politique de communication de la Résistance dans leur juridiction :
- Participation à l’élaboration de la stratégie de communication et du plan de communication, suivi et évaluation de la mise en œuvre
- Conception des actions de communication et des supports d’information
- Ils font connaître, en interne et en externe, l’ensemble des activités engagées et assurent la diffusion de l’information auprès des adhérents et toute personne souhaitant avoir de l’information.
- Leur but est de promouvoir l’image et l’identité de leur section par la conception et la réalisation graphique de supports de communication imprimés et web : magazines, flyers, affiches, dépliants, bulletin d’information, etc. et sans oublier aussi la gestion des supports audiovisuels et reportages (vidéo, photo)
- Ils sont chargés de :
- Organisation des rencontres avec la presse.
- Organisation des conférences de presse.
- Rédaction des communiqués et dossiers de presse.
- Tenir à jour la base de données de la presse et des médias.
- Edition du bulletin d’information « Sauvons Le Bénin ».
- Couverture des événements, manifestations et cérémonies.
- Constitution et animation de réseaux de correspondants.
- Création, contribution à l’actualisation et l’animation des contenus du site web notamment en rédigeant des actualités ou tout autre type de présentation
- Veille à la mise à jour régulière des informations des pages centrales du site Internet.
- Newsletter : Réalisation et diffusion de la newsletter à l’ensemble des adhérents.
- Mailing : Répondre aux besoins d’information par mail.
- Réseaux sociaux : Les réseaux sociaux sont un outil de communication stratégique, la présence de la diaspora sur les réseaux sociaux permet de la faire connaître, de développer son image et d’être en contact avec les adhérents et les Béninois de l’intérieur au Bénin
- Les Responsables à l’organisation et à la mobilisation assurent l’organisation pratique des activités et manifestations de la section locale de la Résistance dans la diaspora.
- Ils exercent une responsabilité centrale dans le fonctionnement de la section.
- Ils assurent la coordination des activités et la mobilisation des adhérents et sympathisants à chaque manifestation.
23- Les secrétaires aux adhésions, affaires sociales, culturelles et à la solidarité favorisent la participation des adhérents à la vie militante de la section. Ils sont en contact permanent avec les adhérents et sympathisants, établissent leur base de données et encouragent leur implication active dans les activités.
Ils s’occupent de toutes les questions liées aux affaires sociales, culturelles et à la solidarité.
24- Le Trésorier Général établit les comptes de la section locale. Il est chargé de l’appel des cotisations et procède, sous le contrôle du président et du secrétaire général de section, au paiement des dépenses et à la réception des recettes.
Il perçoit les souscriptions et les divers dons et legs et établit le rapport financier.
A chaque trimestre, il rend compte de sa gestion, par écrit, au bureau de section et établit le livre comptable à la fin de chaque année.
L’adjoint remplace le titulaire en cas d’empêchement.
Les fonds de la Résistance dans la diaspora sont versés dans un compte bancaire. Le délégué général, le secrétaire général et le trésorier général en sont les signataires et aucun décaissement ne peut se faire sans l’avis favorable écrit de la coordination générale.
25- Les secrétaires chargés des relations avec les organisations internationales, étatiques et de défense des droits de l’homme sont l’interlocuteur de la section locale de la Résistance dans la diaspora auprès de ces différents organismes.
26- Les Secrétaires en charge de l’éthique, de la discipline, de la formation et du suivi-évaluation des activités s’occupent des questions éthiques, de la discipline, de la formation et du suivi-évaluation des activités.
27- Le non respect des présentes dispositions est puni par les sanctions suivantes :
Avertissement
Blâme
Perte de la carte d’adhérent
Suspension
Radiation
Les sanctions sont prononcées par la coordination générale après rapport de la section locale.
28- La procédure disciplinaire commence par une demande d’explication écrite adressée au membre mis en cause par le bureau de section auquel il appartient. Le membre mis en cause a 72 heures pour répondre à compter de la date de notification.
29- La Résistance dans la diaspora reconnaît à tout membre le droit de démissionner. Cette démission s’effectue par lettre adressée par l’intéressé à sa section de base.
Le Bureau de la section de base examine la demande de démission et se prononce dans un délai de sept jours. Passé ce délai, la démission est considérée comme acceptée.
Est aussi considéré comme démissionnaire tout adhérent qui se rallie au pouvoir. Le cas échéant, cette démission sera constatée par le Bureau de la structure de base dont relève l’adhérent.
Une prise de position publique contraire à la ligne de la Résistance dans la diaspora est également considérée comme un acte de démission.
30- Des encouragements, félicitations ou décorations peuvent être décernés par la coordination générale à toute personne physique ou morale dont le comportement ainsi que la participation à la vie de la Résistance dans la diaspora sont exemplaires.
31- Toute modification de la présente charte de fonctionnement ne peut se faire qu’en Assemblée générale ordinaire à la majorité des trois quarts (3/4) des membres, sur recommandations de la coordination générale.
Paris, le 21 décembre 2019
L’Assemblée Générale