DECLARATION DE LA COORDINATION GENERALE DE LA RESISTANCE BENINOISE DANS LA DIASPORA ( CG/RBD )

Paris le 24 avril 2021

Depuis avril 2016, notre pays le Bénin vit sous un ordre de dictature autocratique où tout est sous le contrôle d’un seul homme et de son clan. Il a pour nom: Patrice Talon. Tous les actes posés par son gouvernement reviennent à mépriser et affamer le peuple, à le pressurer de toute part à tel point qu’aujourd’hui, les populations béninoises frôlent la déchéance physique. Par le biais de ses lois scélérates, il a réussi à mettre les libertés dans les fers et à verrouiller tout le système politique. Il a ainsi réussi à organiser des élections exclusives (législatives du 28 avril 2019, municipales et communales du 17 mai 2020 et présidentielles du 11 avril 2021). Par ailleurs, ses lois scélérates et ses différents textes lui permirent sur le plan économique, de s’accaparer des secteurs productifs à travers les privatisations sauvages des entreprises publiques. Pour parfaire le tout, il va prendre des mesures législatives et réglementaires pour légaliser ce pillage. Aujourd’hui au Bénin, dans le pays de Kaba et de Béhanzin, c’est la volonté de Patrice Talon qui fait loi.

Rejeté par le peuple et avide du pouvoir, Talon ne peut gouverner que dans la terreur.

Préoccupé par la reconstitution de son empire financier, le président Patrice Talon, ne s’est en réalité jamais préoccupé du pays. Il n’a pensé qu’à lui-même. Le bilan calamiteux de son quinquennat le prouve à merveille. Et il ne peut atteindre son objectif qu’en soumettant les populations à une répression sévère comme il le fait. L’histoire de la gouvernance du pouvoir de la rupture depuis 2016, c’est l’histoire d’une violence soutenue contre le peuple et ce dans un climat de terreur permanente. Il nous en a encore fait une brillante démonstration avant, pendant et surtout après la mascarade d’élection du 11 avril 2021 où il s’est auto-nommé. Nous observons une répression aveugle s’abattre sur les populations et les forces politiques. Les prisons sont débordées. Talon tient à maintenir un climat de terreur dans le pays pour dissuader les béninois à manifester leur mécontentement contre son pouvoir et innove en la matière. Si il y a quelques mois les manifestants sont arrêtés pour participation à “attroupement non armé”, aujourd’hui, les mêmes manifestants arrêtés sont emprisonnés pour “terrorisme”. Patrice Talon ne comprend pas encore qu’à la base de son rejet par les populations, se trouvent les maltraitances qu’il inflige au peuple. L’expérience montre que plus il réprime, plus il sera contesté par un peuple déterminé.

La Coordination Générale de la Résistance Béninoise dans la Diaspora (CG/RBD) félicite le peuple béninois pour le combat héroïque qu’il mène quotidiennement contre l’autocratie. La diaspora béninoise et la CG y contribuent à leur manière. A travers les communiqués et les déclarations, les meetings et autres sit-in, la CG a toujours dénoncé les actes de l’autocrate pour montrer son vrai visage, visage hideux devenu infréquentable au vu des opinions publiques internationales. C’est du bon travail. Mais en analysant les derniers évènements préélectoraux et au vu des résultats obtenus, nous constatons que nous pouvons être plus efficaces si nous tirons correctement leçons de nos activités.

QUELQUES LECONS DE LA CG/RBD APRES LES EVENEMENTS PREELECTORAUX

Après la mascarade d’élection du 11 avril 2021, la CG/RBD a rendu public un communiqué en date du 12 avril 2021 intitulé: ” le vaillant peuple béninois vient d’administrer une 3è gifle magistrale au despote Patrice Talon. Dans ce communiqué, la CG/RBD mettait l’accent sur 2 points: le rejet populaire du dictateur et le comportement sans surprise des observateurs internationaux qui malgré les fraudes massives dans les urnes et en direct à travers les réseaux sociaux, ont conclu que tout s’était bien passé.

A propos de la diaspora, ce qui la caractérise, c’est son absence physique sur le sol national. La définition correcte du rôle de la diaspora organisée dans la lutte contre une dictature, lui évitera certaines erreurs qui peuvent avoir des conséquences regrettables.

Il est inapproprié par exemple qu’une directive émane d’éléments de la diaspora pour mettre en mouvement des populations sur le terrain.

De la même manière, il est incroyable que des voix se soient élevées dans la diaspora pour revendiquer depuis leur pays d’accueil la direction du leadership de la Résistance nationale.

De même se pose la question de la place à accorder à ce qu’on appelle communément la “communauté internationale” dans la lutte contre la dictature au Bénin.

Des expériences que nous venons de vivre, il ressort que :

1- Le leadership ne peut en aucune manière être exercé par la diaspora du fait de la position qui est la sienne. La diaspora a pour rôle essentiel, la popularisation des luttes dans le pays pour informer les opinions nationales des pays d’accueil et l’opinion internationale. Il peut en résulter une compréhension mutuelle et une consolidation de l’amitié entre les peuples.

2 – Il n’y a pas d’échéance pour un peuple opprimé pour renverser l’autocratie

On ne donne pas rendez-vous à un dictateur pour le dégager. De plus personne ne connaît l’agenda des peuples. Talon avait prévenu : “ils nous ont surpris une première fois. Ils ne nous surprendront plus.” (sic)

3 – Une connaissance appropriée de l’histoire de notre pays est indispensable pour l’efficacité du combat contre la nouvelle dictature.

La méconnaissance de l’histoire récente de notre pays et de l’histoire tout court des autres peuples de par le monde est porteur de rudes déconvenues.

Notre peuple a déjà vaincu une 1ère autocratie, celle de Kérékou/PRPB. Kérékou était un dictateur sanguinaire, général d’armée, autrement plus puissant. Et pourtant son autocratie a été vaincue.

L’ignorance de cette riche expérience et/ou le snobisme des acteurs qui étaient aux côtés du peuple et ont fortement contribué à cette lutte victorieuse constitue l’un des facteurs de l’échec de l’assaut contre la nouvelle autocratie.

4 – A propos de la communauté internationale, notre propre expérience de son comportement de façon générale dans le monde à l’égard des peuples mais particulièrement par rapport aux législatives d’avril 2019, les communales du 17 mai 2020 ainsi qu’à l’égard des dernières présidentielles du 11 avril 2021 au Bénin nous conforte dans la position qui est de mettre, avant tout, notre confiance dans notre peuple et de compter sur ses propres forces. On ne peut compter sur personne pour venir résoudre les problèmes du pays à notre place.

QUE FAIRE MAINTENANT ?

Avant, pendant et après les élections présidentielles, une vague d’arrestations s’opèrent dans le pays. C’est le signe que l’auto-nomination de Patrice Talon à la tête du pays n’augure rien de bon pour notre peuple. Prenant acte de cette réalité actuelle, de l’échec à chasser Patrice Talon du pouvoir, la CG/RBD :

1- Lance un vibrant appel à la Résistance béninoise dans la diaspora afin qu’elle tire toutes les leçons de cet échec pour mieux nous organiser et mieux préparer le prochain assaut contre le despotisme.

2- Invite la Résistance béninoise dans la diaspora à se mobiliser autour d’une campagne pour :

– dénoncer les atteintes aux droits de l’homme

– exiger la libération de tous les détenus politiques

– exiger le retour dans leur pays, des exilés politiques qui le souhaitent.

La nouvelle période qui s’ouvre est une période d’une grande insécurité pour les citoyens. Une vague d’arrestations d’activistes et d’hommes politiques s’opère partout dans le pays où tout le monde est qualifié de “terroriste”.

Pour plus d’efficacité et de crédibilité, la CG/RBD propose à la Résistance béninoise dans la diaspora de travailler en partenariat avec l’Organisation pour la Défense des Droits de l’Homme et des Peuples (ODHP) et le Comité de Soutien des Détenus et Exilés Politiques (CSDEP ). Pour contribuer à donner à ces deux structures les moyens de leur politique, la CG/RBD propose une campagne de collecte d’argent au sein de la diaspora.

Patrice Talon sera vaincu, ça ne dépend que de notre peuple et de

nous. Organisons nous en conséquence.

Vive la diaspora debout.

A bas le système autocratique de Patrice Talon.

La Coordination Générale de la Résistance béninoise dans la diaspora.

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